Présentation

 

 

En 2010, le Département d’Ingénierie Civile, Architecturale et Environnementale de l’Université de Padoue (Italie) et l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics (ENSTP - Cameroun) ont instauré une coopération dans les secteurs de la formation et de la recherche, prévoyant la mise en place de programmes d’apprentissage et projets de recherche conjoints. Conscients que les NTIC pourraient faciliter les échanges et le renforcement des capacités, ces deux institutions se sont rapprochées du Centre International d’Etudes sur la Recherche Educative de l’Université Ca’ Foscari de Venise (Italie), spécialisé dans la formation à distance.

En décembre 2011, s’inscrivant dans une démarche de soutien au développement durable des territoires de l’Afrique subsaharienne, ce consortium obtient, de l’Union européenne, le cofinancement du projet “Master en Sciences de l’environnement - Mention : «Gestion intégrée des ressources en eau et assainissement des villes africaines (ref. FED/2011/276626).

S’engageant à former, en l’espace de 4 ans, 300 ingénieurs dans les secteurs de l’eau et de l’assainissement, tout en alliant technologies et savoir-faire locaux, les 3 organisations s’attèlent à répondre à une situation très préoccupante. En effet, l’Afrique est le continent qui présente l’un des plus grands retards en matière d’infrastructures hydrauliques, alors qu’elle dispose d’un grand potentiel en ressources hydriques et d'aménagement. L’Afrique est aussi le continent où la prévention des risques hydrologiques demeure très limitée, expliquant par là-même pourquoi les populations africaines paient un si lourd tribut face aux sécheresses et inondations. Enfin, l'Afrique se situe au dernier rang pour l'accès à l'eau et à l'assainissement. A titre d’exemple, selon le document de « stratégie pays et programme indicatif national pour la période 2008-2013 » du Cameroun, l’accès des populations camerounaises à l’eau est estimé à 47% pour la population générale et chute même à 35% pour la population rurale. Dans ces deux domaines, du fait d’une insuffisance des investissements, la situation ne s'améliore que très lentement. Aussi, selon toute vraisemblance, l'Afrique subsaharienne n'atteindra pas avant 2040 l’Objectif du Millénaire qui prévoit la réduction de moitié de la population n’ayant pas accès à l’eau potable.

A la vue d’une telle situation, les Universités de Padoue et de Venise, ainsi que l’ENSTP, se sont accordées autour d’un objectif unique : le renforcement des capacités des techniciens camerounais en matière de programmation, réalisation et suivi des interventions intégrées en faveur d’une meilleure gouvernance des ressources en eau et des systèmes d’assainissement, optimiserait l’accès à l’eau potable et améliorerait les conditions sanitaires des populations. Soutenu par le programme communautaire « Facilité ACP – UE pour l’eau », le consortium italo-camerounais a jusqu’à la fin Novembre 2016 pour relever le défi.

We use cookies to improve our website and your experience when using it. To find out more about the cookies we use and how to delete them, see our privacy policy.

I accept cookies from this site.

EU Cookie Directive Module Information